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Et si nous retournions au temps des chevaliers ? Ecriture collaborative en 5ème 5

vendredi 8 avril 2016 par J.F.Dru

Les 5èmes 5 ont eu, en expression écrite, à imaginer qu’ils étaient dans la peau d’un chevalier se rendant chez son suzerain. ils devaient écrire une lettre dans laquelle ils décriraient le château de ce dernier. Pour cela, ils avaient un support, une des miniatures extraites du livre d’heures Les très riches heures du duc de Berry.

http://www.clg-nolhac-versailles.ac-versailles.fr/IMG/jpg/09_-_septembre_2_.jpg

Pour produire un texte plus riche, et pouvoir profiter des idées de chacun (car tout le monde a eu des choses à dire !), ils ont travaillé sur un Pad collaboratif , sur le site http://piratepad.net.

Vous pouvez désormais lire leur très bon texte. Bravo à eux !

Mon cher ami Léopold,

Pour la première fois de ma vie, j’ai rendu visite à mon suzerain Louis II. Je me rendais à son château pour le mariage de sa fille Juliette qui s’unissait avec le Prince Grégoire, fils du roi Godefroy. J’avais été absent lors des fiançailles donc je me devais d’assister à leur union. J’avais déjà rencontré cette demoiselle lors d’une joute dans mon château. Elle était splendide et aimable. Je l’aimais secrètement, j’étais donc heureux de la revoir. Je connaissais également le marié. Il était vaillant et courageux. Mais je ne savais rien de plus sur lui. J’avais hâte que les cérémonies débutent et de retrouver ma douce Juliette.

J’arrivai sur une colline située en face. Au loin j’aperçus le château, construit sur un tertre, dans toute sa splendeur. Il était tellement massif que je me trouvais ridiculement petit par rapport à lui. Je remarquai le donjon, immense et magnifique. Je n’avais jamais vu un château aussi beau et grand que celui-là. Mon suzerain avait dû dépenser une fortune pour le faire édifier.

En contrebas de la colline où je me trouvais, je vis les champs qui jouxtaient le château. J’aperçus des serfs qui récoltaient du raisin pour ensuite l’apporter dans la bâtisse qui n’était guère loin. La collecte était alors utilisée pour en faire du vin. Les ânes et les bœufs permettaient de charger leurs récoltes dans les paniers. Les paysans travaillaient très dur pour gagner leur vie. Ils étaient courbés afin de ramasser le raisin, qu’ils cueillaient à main-nues. Ces champs étaient immenses et impressionnants.

Plus loin, un mur de pierre blanche polie qui dissimulait un sentier menait au pont-levis. Celui était fait de bois, soutenu par des chaînes et une herse barrait l’entrée du château. En haut de ce dernier se trouvait un hourd en chêne. Ainsi les gardes pouvaient surveiller les terres du seigneur et guetter un potentiel ennemi. Le trafic sur la passerelle qui rejoignait le pont était très dense : il y passait du bétail, mais aussi des hommes, des femmes et des enfants. Entièrement édifiée en grès, elle était légèrement étroite et passait par-dessus un fossé qui entourait la demeure .Il paraissait profond et l’eau en était trouble. Sans aucun doute, il avait l’air infranchissable.

Les murs d’enceinte étaient imposants et les contreforts étaient faits de pierre blanche. Je fus surpris par la beauté et l’immensité des lieux. Au loin, je pus remarquer les gardes qui déambulaient sur le chemin de ronde étroit mais long. En me promenant à cheval autour de la forteresse, un détail attira mon attention : d’autres, munis d’arbalètes, se cachaient derrière merlons et créneaux.

Puis je vis des tours tellement hautes que mon œil ne percevait pas leur extrémité. De belles échauguettes les surplombaient. La grande toiture était bleue comme le ciel. J’observais de nombreuses meurtrières. J’étais émerveillé par cette splendeur inouïe ! Je n’avais jamais admiré de château aussi resplendissant. Celui de mes parents, dans lequel j’avais grandi, était bien modeste comparé à celui-ci. J’avais hâte de pouvoir y entrer pour visiter l’intérieur.

Mon regard se focalisa ensuite sur le donjon, une immense tour d’un blanc lumineux, semblable à celui du reste du château. Il se situait derrière moult tours qu’il dépassait de quelques mètres. Il était massif et majestueux. J’étais fasciné par autant de grandeur, laquelle égalait sans nul doute la puissance de mon suzerain. Il me tardait d’y entrer car j’avais assez perdu de temps en l’admirant et je voulais revoir au plus vite la belle Juliette que j’allais perdre définitivement.

Je vous raconterai la suite dans une prochaine missive.

Je vous salue.
Votre cher ami Anselme.


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